La Revue historique vaudoise, première
publication scientifique à vocation populaire
Vers de nouvelles ambitions ?
La Revue historique vaudoise, désormais accessible en ligne, des origines (1893) à année moins 5, suivant le dernier numéro paru
Voici en quels termes les éditeurs
de la Revue historique vaudoise situent la nouvelle ligne éditoriale
voulue en 2003 pour une revue qui fête ces 110 ans d’existence
et une société centenaire en 2003:
«En se présentant
dans une nouvelle approche éditoriale et bénéficiant
désormais du savoir-faire des Editions du Zèbre, très
ancrées dans la promotion de travaux historiques en relation avec
le canton de Vaud, la Revue historique vaudoise entend se profiler
dans le débat et dans la connaissance historique, en offrant des
espaces de réflexion et des opportunités de publication aux
exigences scientifiques et techniques d’aujourd’hui. Il ne
s’agit pas de rompre brutalement et définitivement avec le
passé, mais, au contraire de profiter des acquis et d’en tirer
les enseignements. La nouvelle identité de la Revue historique
vaudoise est d’être une publication agréable à lire
et dans laquelle l’expression peut se faire au mieux des connaissances
accumulées et vérifiées.»
Les initiateurs de la Revue
historique vaudoise, Paul Maillefer (1862-1929) et Eugène Mottaz
(1862-1951), écrivaient ceci en 1893:
«La Revue historique
vaudoise est destinée à combler une lacune dans notre
littérature nationale. La Société d’histoire
de la Suisse romande publie chaque année un fort volume de mémoires
et documents qui font le bonheur des spécialistes et qui, dans
les bibliothèques, prennent rang à côté des
mémoires les plus estimés des sociétés savantes.
Mais, bien que plusieurs des articles qu’ils contiennent puissent être
lus et appréciés par la majorité du public, cette
collection n’est pas très répandue en dehors du monde
savant. Oeuvre d’érudition, elle s’adresse avant tout
aux érudits ; c’est là son but ; c’est en s’y
conformant qu’elle a rendu, qu’elle rendra encore d’immenses
services à l’histoire suisse et à l’histoire
des cantons romands. Mais, à côté de cette publication
spéciale, n’y aurai-il pas place pour un organe plus modeste,
s’adressant à un plus grand nombre de lecteurs, pour une
revue qui, tout en ne sacrifiant rien à la vérité scientifique,
aurait un caractère plus populaire, un but de vulgarisation plus
marqué (...) Notre ambition, en livrant au public la Revue
historique vaudoise, n’est point de recueillir des louanges
et des lauriers. Nous cherchons simplement à être utiles à nos
concitoyens. Si nous y réussissons, ce sera pour nous une récompense
suffisante. L’étude du passé n’est point une
oeuvre stérile. Le passé explique le présent, il
prépare, il contient l’avenir.» (Revue historiques
vaudoise, 1893, pp. 1 et 6).
La Revue vue et imaginée
par ses lecteurs(Sondage en 1996 sur la Revue)
« Le Comité soucieux de la
qualité et de l’intérêt de la Revue, a organisé un
questionnaire adressé aux membres en octobre 1996. Il portait sur
la forme et le contenu de la Revue. 125 réponses ont été retournées
et les résultats se présentent comme suit :
a)
61% des membres estiment que la nouvelle présentation de la Revue
est excellente, 36 % la trouvent satisfaisante et 3% moyenne.
b)
Les membres ont apprécié les dossiers thématiques
et 63% estiment qu’il faut alterner les deux possibilités.
26,5 % pensent qu’il faut continuer avec des articles indépendants
et 10,5% sont d’avis qu’il faut se limiter au dossier thématique.
c)
C’est la période d’Ancien Régime qui intéresse
33,5% des membres qui ont répondu au questionnaire. La période
médiévale et contemporaine obtient chacune près de
25% des voix et l’Antiquité 15%.
Le rédacteur et le comité de la SVHA vont donc
poursuivre leur travail en intégrant ce questionnaire et surtout
les nombreuses remarques que vous avez bien voulu leur faire. Nous avons
notamment relevé la nécessité de développer
les comptes rendus, jugés insuffisants ou encore la possibilité d’introduire
quelques sujets d’histoire économique. En ce qui concerne
la chronique archéologique, elle ne laisse personne indifférent
: certains l’apprécient beaucoup, d’autres pensent qu’il
faut la supprimer. Des propositions sont faites pour la parution de deux
numéros par année afin de limiter le nombre de pages par
numéro. Certains membres trouvent la revue trop luxueuse, d’autres
souhaiteraient davantage de photographies.
Enfin, les thèmes de nos conférences et de
nos sortes satisfont pleinement les membres.»
(Extrait de : Revue historique vaudoise,
1997, pp. 287-288)